Deux joueurs de hockey subaquatique au fond de la piscine chassant le palet.

Le Hockey subaquatique

Lors de ma phase de documentation sur le sommeil # polyphasique, j’ai découvert que l’un des auteurs d’un livre sur ce style de vie pratique également un sport atypique appelé Hockey subaquatique.

Au Hockey sub, deux équipes de 6 joueurs + 4 remplaçants s’affrontent pendant 12 minutes. Ce sport d’équipe se joue en apnée, au fond d’une piscine d’une profondeur de 2 à 3 mètres, et au fond de préférence plat. Je m’entraîne avec le club parisien HOPE tous les mercredis.

1. tuba et protège-bouche 2. bonnet et protège-oreilles 3. masque 4. palmes 5. crosse 6. palet 7. gant
]2 1. tuba et protège-bouche 2. bonnet et protège-oreilles 3. masque 4. palmes 5. crosse 6. palet 7. gant

L’équipement se compose de palmes (4), masque (3), tuba + protège-bouche (1), gant (7), crosse (5) et bonnet de water-polo (2). La crosse et le bonnet sont de la couleur de l’équipe. Le palet de couleur vive coule au fond du bassin. Il est interdit de pousser les autres joueurs dans l’eau et de manipuler le palet avec autre chose que la crosse.

Avant le coup d’envoi, les deux équipes sont accrochées à leur côté du bassin et discutent à la surface de la stratégie du point à venir, avant d’être plongés dans le mutisme de l’apnée. Après le coup d’envoi, il est difficile de communiquer au delà des quelques codes convenus en entraînement.

GO! coup d’envoi

La ligne avant (ailier-gauche, avant-centre et ailier-droit) fonce sur le palet au milieu du terrain tandis que la ligne arrière (pivot-gauche, arrière, pivot-droit) se met en position entre la ligne avant et le but à défendre. Sur la ligne avant, l’avant-centre mène la ligne en chassant le palet et les ailiers le suivent de très près. L’eau ralentit tous les mouvements. Bien que l’on soit très mobile sous l’eau à l’aide des palmes, il faut jouer près (à moins de deux mètres) de son partenaire parce que l’on peut difficilement faire une bonne passe de plus de 1m50 qui soit précise tout en se faisant zoner par un adversaire. En attaque, avancer de front apporte une meilleure pression psychologique sur les éventuels défenseurs. En défense, la soudaine récupération de palet par la ligne arrière permet une contre-attaque plus rapide si la ligne avant est déjà à portée de passe. Mettre le palet dans l’embase adverse marque le but.

Jouer sous l’eau rajoute la troisième dimension au champ des possibles.

Bien que l’eau ralentisse les mouvements et empêche de frapper le palet, une extension progressive et puissante du bras permet d’accélérer le palet pour le propulser dans la direction souhaitée. Les palmes rendent les déplacements sous l’eau et à la surface très réactifs, mais le fait de devoir sortir du jeu en profondeur pour remonter respirer rajoute une composante supplémentaire de déplacement. Remonter à la surface tout en nageant permettra de respirer tout en se replaçant par rapport au jeu, mais il faudra redescendre avec de l’anticipation pour économiser de l’air et ne pas avoir de retard à rattraper une fois au fond de l’eau.

L’apnée augmente au cours d’une séance d’entraînement. Les poumons brûlent lors de l’échauffement, mais progressivement s’échauffent et se dilatent. Une fois leur capacité maximum atteinte, ce n’est plus aussi désagréable de pousser la durée d’une apnée à sa limite.

Prise de décision et manque d’oxygène

ne font pas bon ménage. Les consignes de jeu sont très simples :

  • Suivre ses coéquipiers de près pour ne pas perdre le palet lors d’une passe ratée.
  • Lorsque l’avancée est bloquée par un zoning trop efficace, faire une passe à un coéquipier plutôt que de perdre le palet.
  • En défense, éloigner le palet vers l’ailier droit ou l’ailier gauche. En attaque, rapprocher le palet de la ligne centrale pour marquer.
  • Lorsque l’on est plus capable de redescendre après deux goulées d’air, se faire remplacer pour se reposer.

Cet ensemble de consignes constituent la base de ma maîtrise balbutiante du Hockey sub. Elles sont simples et non contradictoires, mais lorsque l’on arrive dans le rouge niveau oxygène, le cerveau s’embrouille et seule reste la consigne «Récupérer le palet et avancer vers le but». En match, il m’est arrivé d’attendre 10 secondes à la surface avant de réaliser que je pouvais me faire remplacer pour me reposer plus efficacement. À l’inverse, quelques secondes de grandes respirations suffisent à reprendre ses esprits.

Ce qui m’a le plus surpris avec ce sport

c’est la vitesse du jeu et le rythme très soutenu d’un match. On est loin de la visite du lagon avec masque tuba et enfants au bord de l’eau ! (sans blague!). Autre fait marquant avec mon club, bien que l’on paie à l’année, il faut s’inscrire à la séance afin de faire les équipes en avance. Ce dispositif logistique m’a motivé à me rendre à chaque séance possible, et ça c’est chouette !

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